jeudi 14 août 2008

Balade en mototaxi, match de foot et poutine péruvienne (13-08-08)

Aujourd’hui j’ai accompagné Martha à l’université pour voir s’il y avait des avancements pour la lecture de sa thèse. Après avoir rencontré le secrétaire de son département et une de ses profs, on apprend qu’ils vont élire le nouveau directeur de département le lendemain. Il faut donc patienter encore et encore! Ça me fait très drôle de retourner à cet endroit où j’ai accompagnée Martha à son cours de Quetchua il y a 4 ans.


L’université UNHEVAL de Huánuco

Nous retournons à la maison en mototaxi. Plus on s’approche de la selva (jungle) ou de la costa (côte), plus on y trouve des mototaxis.

Vidéo mototaxi (Petite balade en mototaxi avec Martha entre l’université et la maison)

Après un excellent Arroz con pollo, me voilà en route avec Martha et Mercedes pour une partie de soccer plutôt spéciale. En effet, pour l’anniversaire de la ville l’équipe locale, Los leones de Huánuco, vont jouer contre la sélection péruvienne U20. Le stade où avait lieu la partie était en reconstruction alors je dois dire que les travailleurs n’étaient pas très concentrés sur leur travail. La partie s’est terminée 0-0, mais fut plutôt intéressante et m’a permis de prendre quelques bonnes photos en action. Moi qui voulais voir un match d’une des équipes du Pérou, voilà qu’une autre chose de ma To do list est finalement accomplie!




Les joueurs sont protégés par une très haute barrière et quelques policiers

Après le match, nous avons suivi l’équipe comme tout le monde jusque près du vestiaire. J’ai demandé à un des coachs si c’était possible de me donner ou me vendre un des t-shirts comme Pédro voulait avoir un chandail officiel de la sélection. Je vous jure, cela a failli fonctionner, mais malheureusement, comme ils avaient un autre match avant de retourner à Lima, je suis partie bredouille. Nous avons ensuite marchées un peu dans la ville et nous nous sommes dirigées vers la Place d’armes. Et…qui je ne vois pas : la sélection péruvienne! Je prends donc une photo avec eux. Il y aura des concerts de musique toute la soirée le tout animé par une chanteuse qui a fait parler énormément il y a quelques semaines en s’assoyant nue sur le drapeau péruvien…quel degré de célébrité, n’importe quoi!


Moi et la sélection U20 du Pérou

Durant ces quelques jours ici à Huánuco, j’essaie le plus possible de gâter ma famille. En soirée, j’ai invité toute la famille à manger la salchipapa, la poutine péruvienne composée de patates frites, d’œufs brouillés et de saucisses coupées en rondelle. Ce plat me rappelle de très bons souvenirs comme c’est chez Huapri, ce restaurant réputé pour ce plat typique de la ville (ailleurs au Pérou, on ne trouvera pas une salchipapa avec des œufs), que les canadiens et péruviens se donnaient parfois rendez-vous. Ma caméra a subitement décidé qu’elle ne voulait plus fonctionner et que le zoom allait être à son maximum tout le temps. Nous avons donc essayé de trouver un endroit où je peux savoir ce qu’elle a, mais je dois retourner un autre jour pour la faire faire nettoyer ou changer les pièces ce qui risque de me coûter un bras et peut-être une jambe ;). Pour digérer ce repas pas très santé, nous marchons à la place d’armes et regardons un peu les spectacles.

La fameuse salchipapa qui je dois avouer n’a pas l’air très appétissant et la chicha morada

Réunion de famille à Huánuco (12-08-08)

La famille enfin réunie: Martha, Alejandro, moi, Martha la maman, Elena et Mercedes à l'avant.

Me voilà donc ce matin à la station d’autobus de Huánuco où j’entrevois quelqu’un avec un t-shirt du stage de 2004…c’était ma jumelle Martha. Après 4 ans, me voilà que j’ai la chance de retourner dans cette famille péruvienne qui m’a accueillie pour 2 petites semaines comme si j’étais une des leurs. Cette visite ne fera pas exception à la règle.

Je suis très heureuse pour eux comme ils vivent maintenant dans un appartement où chacun a son lit alors qu’auparavant, il n’y avait que 3 lits pour une famille de 5 personnes. La maman qui était auparavant professeure au primaire a dû quitter son emploi suite à un ACV il y a quelques années puisqu’elle est devenue paralysée d’un côté. Ainsi, toute tâche quotidienne est rendue beaucoup plus difficile pour elle. Avant que cela se produise, la famille vivait à Cerro de Pasco, une petite ville minière à environ 3 heures d’ici. Cependant, étant donné l’état de santé de la maman, ils ont dû déménager dans un minuscule appartement à Huánuco, où on pouvait aider davantage à sa réhabilitation physique. Comme elle tente le plus possible d’utiliser son bras, je dois dire que sa mobilité s’est beaucoup améliorée et qu’elle sort de la maison beaucoup plus qu’avant. Elle a terminé un chandail de laine sur lequel elle travaillait depuis 2 mois alors qu’avant, cela lui prenait 1 semaine.

Le père, Alejandro, est professeur de littérature à Cerro de Pasco. Il fait donc le trajet le lundi matin et revient le vendredi soir auprès de sa famille. Malgré que c’est le seul pouvant avoir un revenu (1000 soles par mois soit 360 $ pour un professeur dans un institut supérieur du genre CÉGEP), les trois filles ont pu aller à l’université. Quand on considère que leur logement leur coûte 300 soles excluant l’eau et l’électricité, il ne reste pas grand-chose pour une famille de 5 personnes. Malgré tout, ce qui m’impressionne toujours c’est à quel point cette famille est unie.

Martha, la cadette, a étudié la sociologie. Elle a écrit sa thèse de baccalauréat lui permettant d’avoir son diplôme, mais attend toujours depuis mai que son décanat puisse la lire. En effet, du à des problèmes juridiques et un peu de passes passes en dessous de la table des amis de la direction du département, le décanat n’est plus. Elle doit donc attendre que les choses se règlent (de quelques mois à un an) pour pouvoir se trouver un emploi comme sociologue. Le pire dans tout cela c’est qu’elle avait trouvé un contrat pour cet été et qu’elle a dû le refiler à une de ses amies faute de titre.

De son côté, Mercedes a mon âge et a terminé ses études en administration. Elle vient de trouver un contrat ici à Huánuco. Elena, 20 ans, a quant à elle commencé un bacc en tourisme cette année.

Donc après avoir parlé énormément avec la famille et après une petite sieste rapide, me voilà que je les aide à cuisiner un succulent aji de gallina. Enfin, je peux cuisiner!

Nous sommes allées en soirée à la feria de Huánuco. Produits de Trujillo (King kong, souliers, vêtements, articles en bois pour la cuisine, etc.), artisanat, produits naturels, jeux mécaniques et gonflables pour les enfants, bouffe typique de la jungle, etc. s’y trouvent. Pratiquement à chaque pas que nous faisions, on nous demandait d’essayer les chicharones de soya (sortes de chips de soya)…je me suis sentie soudainement au Club price! Nous avons joué au baby-foot et je dois dire que Martha m’a légèrement battue (moi qui étais imbattable à San Marcos contre les gens du bureau!). Nous avons également assisté à un spectacle de musique hindoue…un peu bizarre pour une feria péruvienne! De plus, comme les filles avaient peur que je me fasse voler ma caméra, elles ont décidé d’être mes deux gardes du corps ce qui fut plutôt drôle comme elles sont hautes comme 3 pommes.

Avant de partir, j’ai acheté à la feria un juane, plat typique de la selva composé d’une motte de riz aromatisé avec une épice du genre curry avec au centre un morceau de poulet, un œuf dur, deux olives, le tout dans une feuille de bananier qui nous permet de le faire cuire dans de l’eau bouillante, que nous avons ensuite partagé comme souper. Pour 5 soles, c.-à-d. un peu moins de 1, 50 $, j’ai nourri toute la famille!

Ma dernière semaine de travail (11-08-08)

Je dois dire que cette dernière semaine de travail a plutôt été tranquille et que mon voyage Lima-Huaraz aller-retour et quelque chose que j’ai mangé en chemin m’a rendu malade. 102 de fièvre une demie journée de temps, j’ai décidé après un jour et demi de me résigner au Cipro. Le lendemain j’étais remise avec cependant un peu moins d’énergie et une journée de moins au travail. En résumé pour le reste de la semaine, ce fut de remplir de la paperasse et aller à la réception des œuvres à Pichiu le mercredi (6 août).

Vidéo Pichiu et petits cochons

Le vendredi matin, je ne pouvais certainement pas manquer la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques. Quel spectacle du point de vue technologique et que ce fut fort agréable de voir la délégation canadienne!

Comme Jasper est devenu ami avec les étudiants de Stanford qui étudient le site de Chavin, samedi nous avions une opportunité d’aller à Pichiu en après-midi pour faire un peu de topographie avec leur station totale à 15 000 $ pour le projet d’installation des égouts dans le village. Malheureusement, cela n’a pas fonctionné de mon côté et j’ai donc décidé de prendre des photos et des vidéos de mon quotidien et des gens que j’ai côtoyés pendant ces 3 mois.

Vidéo marché

En après-midi, j’en ai profité pour aller visiter le musée de Chavin inauguré le 18 juillet. En entrant dans ce bâtiment, je me suis soudain sentie au Québec dans cette installation ultra moderne. Cela paraît énormément que le tout a été subventionné par des Japonais. Cependant, comme il manque encore énormément de pièces originales toujours aux États-Unis et au musée de Lima, la visite se fait en 20-30 minutes. J’ai pu voir et entendre les fameux pututos, ces instruments de musique fabriqués à partir de coquilles de mollusques agrémentés de petits dessins. Ces instruments servant lors des cérémonies.

Vidéo pututo

Le dimanche, je suis restée à San Marcos comme nous avions la chance d’accompagner le professeur d’archéologie et les étudiants de Stanford jusqu’à une ruine près de Chavin. C’était une chance en or pour moi de faire mon trek dans les montagnes, une des choses dans ma To do list ici. Malheureusement, je n’ai jamais pu rejoindre Jasper faute que le cellulaire ne fonctionne pas une fois dépassé le centre de Chavin. J’ai donc fait mes valises et mes adieux à mon petit monde, me dirigeant ensuite en direction de Huaraz pour la dernière fois. Là-bas, j’ai pris le bus de nuit en direction de Lima et j’ai malheureusement été arnaquée par la madame de la compagnie d’autobus qui m’a donné deux faux 20 soles (ils étaient trop bien faits). Ici, les faux billets sont un véritable fléau. Bref, j’ai appris ma leçon et je sais maintenant davantage identifier les faux 5 soles (je me suis fait avoir à Mancora) et les 20 soles, mais c’est quand même choquant comme pour le même prix j’aurais pu prendre place dans le siège-lit VIP plutôt que le siège-demi lit (malgré tout beaucoup plus confortable que tout ce que l’on pourrait trouver au Canada ou dans les avions).

Je passe ensuite ma journée à Lima à la maison de Margarita comme mon dernier séjour. Je dois cependant avouer que le temps a vraiment passé vite, car une fois à la maison, j’ai tenté de contacter les différentes agences d’autobus me permettant d’aller à Huánuco ce qui fut fort compliqué. Après 1h00 à entendre de la musique d’ascenseur ou encore le son d’un téléphone occupé, on me dit qu’ils ne peuvent faire de réservation de billet via téléphone. Je dois donc m’aventurer dans cette jungle urbaine jusqu’au centre de la ville. Finalement, après quelques détours à pied, je finis par trouver la bonne rue et prendre le bon autobus. Sans trop de problèmes, j’arrive à trouver l’agence. On me dit que l’anniversaire de Huánuco se célébrera majoritairement le 15 d’août plutôt que le 17 ce qui fait ma joie puisque je pourrai être de la partie. Maintenant, pour le retour ça se complique un peu. Je marche pour trouver le bon bus, mais en attendant, je passe devant une feria. Une panoplie de kiosques représentant la nourriture d’un peu partout au pays et des kiosques d’artisanat s’y trouvent.

Ensuite, me voila dans le combi faisant toute l’avenue Salaberry. Ayant reconnu l’arrêt d’où j’étais partie, je suis débarquée. Cependant, après avoir marché un peu en direction de la maison, je réalise que je ne suis vraiment pas au bon endroit. Alors, je finis par marcher un bon 30 minutes sur l’avenue pour finalement arriver à un coin que je connais. Ce fut fort intéressant comme petite aventure urbaine et c’est toujours en se perdant que l’on réussit à connaître une ville.

Après une sieste bien méritée et une douche chaude, me voilà dans l’autobus pour Huánuco, un voyage d’environ 10 heures. Mon compagnon de route sera finalement un musicien de Lima qui comme par hasard était dans le même bus que moi entre Huaraz et Lima hier. Ce dernier doit aller à Huánuco pour sa cérémonie de graduation.

Huaraz : Spectacle de Grupo 5 (2-08-08)

En soirée, j’ai assisté au spectacle du groupe de l’heure : le Grupo 5. Le spectacle a débuté vers 10h30 et s’est terminé pratiquement à 4h00 du matin. 15 soles (environ 5$) pour un spectacle de près de 5h30, c’est ce que j’appelle un bon investissement. De mon côté, comme je me sentais plutôt mal, je ne suis restée que 1h30. L’ambiance était bonne, mais s’est certainement améliorée au fur et à mesure que la chela (slang pour dire bière) entrait au poste. Les vendeurs eux se promenaient parmi la foule pour vendre tout sauf de la bière (cigarettes, chocolats, bonbons, gomme, boissons gazeuses et j’en passe).

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Un aperçu du spectacle

Lima : 26 heures top chrono (2-08-08)

Ouf, déjà août! Le grand départ approche vraiment vite je dois avouer. Les derniers jours ont été plutôt fous comme c’était la course pour mettre à jour de façon quasi finale mon blog, faire mes dernières emplettes de souvenirs comme je ne veux pas traîner le tout avec moi lors de mon voyage en solo (à moins bien sûr d’achats coup de cœur), faire la planification pour mon rapport de stage en plus de devoir remplir un document pour l’ACDI démontrant en statistiques le nombre de bénéficiaires à qui j’ai vraiment aidé (pour ce point je dois avouer que c’est très difficile d’évaluer outre le nombre de connexions domiciliaires par village).

Bref, me voilà jeudi soir dans l’autobus pour Lima pour un aller-retour uniquement pour faire une présentation aux gens du SUM Canadá à Lima. Mon compagnon de voyage fut Carlos, 24 ans, un étudiant de l’Université San Martin de Porres en journalisme. J’ai pu avoir une conversation que l’on suggère souvent d’éviter avec les péruviens que l’on ne connaît pas : la politique. J’ai pu donc écouter son point de vu et lui poser énormément de questions ce qui fut fort intéressant. Sérieusement, je trouve que les étudiants universitaires en savent beaucoup sur leur pays, mais aussi sur le monde extérieur ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas de mes campesinos des villages environnants de San Marcos.

Nous voilà en route pour un bon 8 heures. Nous sillonnons des montagnes pour un bon 4 heures ce qui permet à l’autobus de nous bercer comme si on voulait nous aider à nous endormir et ensuite : la Panaméricaine (route très droite et en bonne condition)! La Panam traverse du nord au sud le Pérou, ce qui facilite grandement les échanges commerciaux. Camions de transport de marchandises et autobus se suivent alors en file indienne. Arrivés alors relativement loin de Lima, voilà que l’épais brouillard-smog qui s’y trouve en permanence apparaît pratiquement d’un coup sec. Au loin, je peux voir une quantité phénoménale de lumières signalant la présence de plusieurs habitations et alors que je me penche un peu pour regarder en bas du ravin protégé par seulement quelques sacs de sable comme garde-fous, voilà le Pacifique. C’est tout un contraste avec San Marcos je dois vous avouer.

Arrivée au premier terminal de Lima, je me pose réellement la question si c’est là que Julio, le chauffeur du bureau, m’attend ou encore au centre de Lima. Finalement, très bonne décision d’être restée jusqu’au dernier terminal! Me voilà donc quelques heures chez Margarita, l’endroit où tous les étudiants d’ÉSF à Lima habitent à l’exception de Stéphanie et de Scott. Quel contraste de vie! Laveuse, internet dans nos chambres, tout est propre et ordonné en plus d’être ultra sécuritaire. Je suis donc très heureuse de vivre à San Marcos plutôt qu’à Lima comme cela m’a permis de voir encore davantage comment est le Pérou.

Vue de ma chambre : San Isidro, un des quartiers les moins pollués de Lima

Ne vous inquiétez pas, je ne m’habituerai pas à ce rythme de vie comme je dois retourner à Huaraz demain puisqu’en soirée le Grupo 5 (groupe de cumbias venant de la ville de Trujillo, ultra populaire en ce moment) y présentera un spectacle qui risquera d’être génial. Avis aux intéressés, ils seront à Montréal et à Toronto les 8, 9 et 10 août (pour en savoir plus : http://www.elgrupo5.com/).

Après une bonne sieste dans un lit trop confortable, voilà que la cuisinière cogne à ma porte pour me demander si je vais dîner avec eux. Le voyage a réellement été épuisant finalement! Avec tout cela, il est rendu trop tard pour préparer ma présentation…ce sera donc de l’improvisation. Juan viendra me chercher pour partir en direction du bureau de l’Unité d’appui de la coopération canadienne (UACC) situé au 14e étage d’un building de Miraflores.

Comme d’habitude, nous arrivons 30 minutes plus tard et Olivier, un étudiant de Concordia nous attend depuis un petit bout. Nous sommes trois à présenter : Olivier, Scott et moi. Le but de la présentation est d’expliquer ce que nous avons fait pendant notre séjour ici et de partager nos réflexions sur comment nous pourrions améliorer le programme d’ÉSF.

Alors que les autres présentent, je prépare mon Powerpoint tout en écoutant ce que les gars ont à dire. Eux ont décidé de faire leur présentation en anglais. De mon côté, comme un de mes objectifs de stage était d’être fonctionnelle en espagnol dans un contexte de travail et que je voulais le démontrer en donnant moi-même une partie de la formation d’opération et de maintenance du système d’eau dans les villages, ce qui ne fut pas possible, j’ai décidé que c’était le temps de me lancer! J’ai donc fait cette présentation tout en espagnol, le tout sans même l’avoir pratiquée et en l’ayant préparée en moins de 30 minutes : mission accomplie quoi!

Pour nous remercier de nos présentations, on nous invite à discuter un peu autour de beignes et de cafés et on nous donne comme souvenir un chandail de l’EUMC. Petite séance photo, on regarde la vue du 14e étage et il est temps de partir.

Vue de l’UACC : gratte-ciels avec la mer au loin

En revenant chez Margarita, voilà que je fais la rencontre de Guillaume, un français qui étudie à l’université de Carleton et qui fait son stage au CÉDRO, centre pour les jeunes de la rue similaire à Mundo Libre où j’ai travaillé en 2004. Que c’est agréable de parler sa langue natale! Après une longue discussion et s’être promenés un peu dans San Isidro et avoir visités le gym de l’hôtel Country Club (c’est fou à quel point ils sont équipés : squash, tennis, basketball, terrain de baseball ou de cricket et j’en passe), nous passons devant un des meilleurs hôtels de Lima : Los Delfines. Nous décidons donc d’aller nous changer pour aller prendre un verre là-bas et voir les dauphins!

Le fameux bar à Los Delfines

Olivier qui était de retour à la maison décide donc de nous accompagner…ce sera donc une soirée en français! Cet hôtel possède un bar très spécial où nous pouvons prendre un verre dans un bassin où des dauphins en captivité se promènent allègrement. En début de soirée, il y a même un spectacle avec ces mêmes dauphins. L’alcool et la nourriture sont vraiment hors de prix pour la majorité des péruviens (c’est le même prix qu’au Québec). Je me dis par contre que c’est très rare que l’on puisse prendre un verre en regardant des dauphins et qu’il faut bien nourrir ces pauvres petites bêtes! Une chose importante à savoir c’est qu’il existe dans les hauts quartiers un racisme contre les péruviens. Tout blanc peut entrer à l’hôtel sans trop de problèmes même habillé en jogging. Cependant, un péruvien qui veut y entrer devra être habillé avec distinction et présenter une pièce d’identité. Ce bar a un cocktail maison composé de pisco sour mélangé avec du curacoa lui donnant une couleur bleutée. Bref, soirée mémorable, mais malheureusement toute photo ou vidéo prises lors de cette soirée n’ont pas bien sorties…difficile de prendre des dauphins en mouvement alors que l’on ne peut pas utiliser le flash et que la lumière est tamisée.

Les gars en direction du Starbucks Coffee tout près de l’hôtel Country Club et de Los Delfines pour un petit thé chai…vive la mondialisation!

Le lendemain matin à 8h00, je prends le bus pour Huaraz. Ouf, quel voyage épuisant, le soleil réchauffant considérablement l’habitacle de l’engin en plus du trajet en colimaçon! Mon compagnon de route sera David, un ingénieur civil âgé d’environ 30 ans. Il a travaillé pour Antamina ce qui m’a permis d’en savoir un peu plus. Tout au long de la route, nous longeons le pipeline de concentré de minéraux de la mine. Ce dernier va de la mine où ils font l’extraction et la concentration jusqu’à la côte. De là, en envoie le concentré par bateau à l’étranger.

David travaille présentement sur un méga projet de Barrick Gold comme topographe à Panama. En effet, ils sont en train de construire la plus grosse mine du monde, un projet de plusieurs années. Comme bien des projets, le gisement le plus important se trouve en dessous d’un petit village très pauvre. Ces derniers seront expatriés un peu plus loin de la mine. David de son côté travaille 30 jours de suite et a 10 jours de congé, ainsi de suite. Il en profite donc pour retourner à Huaraz voir sa famille. Ce fut fort intéressant de discuter avec lui et cela m’a permis de voir concrètement à quel point la profession d’ingénieur nous permet de travailler un peu partout dans le monde sur des projets d’envergure. Contrairement à bien des professions ici au Pérou, il est difficile de ne pas trouver de travail.

lundi 28 juillet 2008

Soirée théâtre: La agonia de Gea (Retrato del mundo actual) / L’agonie de la Terre (portrait du monde actuel) (28-07-08)

Comme j’étais seule ce soir et que j’étais dans une phase plutôt relax, j’ai décidé d’aller à une pièce de théâtre au Centre culturel de Huaraz. J’arrive à 7h00 pile (heure de la représentation) en même temps qu’un couple. La salle ne se remplira que 25 minutes plus tard et la pièce débutera finalement à 7h30. L’heure péruvienne a encore parlé!

La pièce avec un décor très minimaliste c.-à-d. un fond noir, de l’éclairage et quelques accessoires est une réflexion sur l’état de notre monde actuel en faisant un topo de différents événements qui ont profondément changé notre mode de vie nous rendant à surexploiter notre Planète. C’était la première fois où j’assistais à une pièce qui consistait plus à de la dance contemporaine et à quelques paroles qu’une pièce de théâtre traditionnelle…cela nous laisse donc la chance d’avoir notre propre interprétation.

En gros : comment tout a commencé, les êtres humains qui découvrent leur environnement, les Dieux, l’idéal de la journée de 8 heures, le progrès, l’ambition, la terre en péril, la génération poubelle, l’air contaminé, l’eau contaminée, les arbres-usines, l’agonie de la Terre, homme : espérance pour notre planète, comment tout a terminé.

Justement, tout a terminé alors que l’humanité à trouvé un équilibre…la seule façon pour que notre chère Terre soit en bonne santé. Après tout, si elle est en santé, elle s’occupera de nous. J’espère simplement qu’une partie des gens qui auront vu cette pièce seront touchés par le message véhiculé et qu’ils changeront leur mode de vie. Certes, il reste encore beaucoup de travail à faire là-dessus!

Scène où l'homme affectionne toutes ces nouvelles technologies qui lui simplifie la vie…est-ce vraiment ça le progrès?

L’agonie de la Terre : L’être humain détruit lui-même sa planète.

El mercado (26-07-08)

Depuis quelque temps, je délaisse la nourriture de mon auberge pour me faire de temps à autre ma propre bouffe. Ma raison est plutôt simple : cela me permet de profiter pleinement de la culture péruvienne en faisant les mêmes choses que les Péruviens c.-à-d. d’aller acheter ses ingrédients au marché pour ensuite cuisiner. Évidemment, ça se résume plus à mon déjeuner, des salades de fruits et des sandwichs comme je n’ai qu’accès à de l’eau bouillante pour cuisiner. Cependant, quoi de plus agréable que d’avoir mes petites habitudes d’achat et mes gens que je peux saluer à tous les jours en plus de contribuer beaucoup plus à l’économie locale qu’aux profits de la Rinconada (auberge où je vis et où j’avais 3 repas par jour pour environ 3$). Nous pouvons pratiquement tout trouver dans le marché de San Marcos qui se résume à de petits kiosques sur 2-3 rues très passantes. Outre la Place d’armes, ce marché est le cœur de la ville et s’anime davantage le dimanche où des vendeurs de l’extérieur viennent vendre télé, four, scie mécanique, petites laveuses, DVD, etc.

Aujourd’hui, alors que j’étais à Huaraz, j’en ai profité pour aller faire arranger mon sac d’école qui une fois de plus voulait mourir et le lendemain aller m’acheter une manta comme souvenir au marché central. Ce fut toute une expérience parce que le marché ici est ÉNORME! J’ai donc sillonné les rangées de petites tiendas à ciel ouvert en espérant trouver un cordonnier…j’étais la seule blanche à l’horizon. Les blancs eux préfèrent aller faire leurs achats dans la petite épicerie bien fournie. C’est simple, une seule adresse et on trouve tout ou presque même la bouffe étrangère et végétarienne (je n’ai pas trouvé de sauce BBQ, mais mon fameux beurre de peanut fut mon premier achat pour garnir mon minuscule garde-manger). Le marché de Huaraz est divisé une peu par secteur du genre vêtements d’un côté, vendeurs de fruits, poissonniers, bouchers (où on peut même acheter des têtes de bœufs séchées), cordonniers réparant les chaussures avec des pneus recyclés, vendeurs de vaisselle et j’en passe. Cette visite m’a certainement donnée encore plus le goût de cuisiner…plus qu’1 mois Audrey! Ceux qui seront à Sherbrooke en septembre seront certainement bien nourris ;).

Mon stage se termine dans 2 semaines et ensuite je vais quitter San Marcos pour aller voir ma famille de Huánuco (peut-être l’occasion pour leur préparer un pâté chinois comme l’autre fois et d’apprendre à concocter quelques plats typiquement péruviens) et peut-être celle de Puquio et faire un peu de tourisme en espérant relaxer le plus possible avant que l’école recommence.

En fin d’après-midi, il a mouillé ici. Assez cocasse, les madames habillées avec leurs costumes traditionnels avaient tous un sac de plastique par-dessus leur chapeau…super fashion quoi!

Pour terminer avec un brin d'humour, voici les seuls et uniques parkings de 4X4 en parallèle que vous pourrez voir à San Marcos.

Y’avait du monde à la messe : Défilé à San Marcos pour les Fiestas Patrias (25-07-08)

Aujourd’hui, journée bien spéciale à San Marcos : presque tous les gens des villages environnants se sont déplacés afin de venir parader à la Place d’armes en l’occasion des Fiestas Patrias. Le tout a duré un bon 4 heures de temps. De mon côté, les gens défilaient encore quand je suis arrivée de Challhuayaco. C’est pourquoi il n’y avait pas un chat au village!

Un concours était organisé par le maire qui allait donner un prix en argent au meilleur groupe ayant défilé. Tout le monde était donc sur son 36 aujourd’hui alors que plusieurs s’étaient préparés pour cela depuis plus d’une semaine.


Les gens de la municipalité de San Marcos (Rosemary et Yudith en font partie) sur le perron de l’établissement.

Tout le monde paradait : écoliers, police, travailleurs de la construction, représentants des différentes ONG (nous étions malheureusement les seuls à ne pas le faire), escouade de campagne* et j’en passe.

* L’escouade de campagne est un regroupement de gens volontaires qui à la manière de l’armée sont là pour protéger les campesinos en cas d’attaque terroriste. Ce système a été implanté depuis la douloureuse époque des attaques du Sentier Lumineux et perdure toujours. (Le gars déguisé en Ninja Turtle-militaire que vous verrez dans le vidéo en fait partie).

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La marche militaire, ça s’apprend vraiment jeune!
(Désolé pour le son…Elga était un peu trop proche des cymbales quand elle a pris le vidéo)

samedi 26 juillet 2008

Visite lors de la reconstruction du réservoir de Challhuayaco…en vidéo! (25-07-08)

Pour faire changement du bla bla et format habituel, voici les explications en vidéo. Enjoy!

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Les lanternes (23-07-08)

Ce soir, après avoir dégusté un succulent poulet à la braise avec les gens du bureau, on doit retourner travailler un peu. En s’y dirigeant, voilà que la Place d’armes est remplie de gens et de lanternes de papier. Les élèves de l’école primaire de San Marcos défilaient les lanternes qu’ils ont fabriquées, chacune plus originale que les autres. Ceci est dans les préparatifs des célébrations de la Fête nationale (Fiestas patrias) qui auront lieu en ce long week-end de 4 jours.

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Les jeunes étaient fiers de leurs œuvres! (Pour votre information, gringa=blanche…c’est ce que les jeunes me disent)


Il y en avait de vraiment ingénieux notamment ce requin que l’on pouvait lui ouvrir et fermer la gueule.

Recepción de las obras de C.P. Huaripampa (23-07-08)(Article en construction)

Inauguration du musée de Chavin de Huantar et corrida de torro (18-07-09)

Il y avait du monde à la messe en cette journée très spéciale pour Chavin de Huantar comme le Président du Pérou, Alan Garcia, était présent pour l’inauguration du musée. Plusieurs dignitaires et représentants du Japon étaient là comme ce nouveau bâtiment est un partenariat entre le gouvernement péruvien et le Japon.

Pour raisons de sécurité les 2 heures qu’a duré l’inauguration, la seule route était barrée aux piétons et aux automobilistes. Moi qui voulais me rendre à la corrida de taureau, à 5 minutes à pieds de l’autre côté du musée, j’ai dû attendre. En fait, me disant que je pouvais peut-être traverser à pied, j’ai débarqué de mon combi pour me rendre jusqu’au musée. ``Journaliste`` au feu de l’action peut-être, mais j’ai bien aimée l’expérience. Quelques manifestants en ont profité pour faire entendre leur mécontentement face au Caño minero (profits des minières redistribués aux différentes provinces productrices de minerais dont Ancash pour des projets de développement). Ils revendiquent en fait que l’on distribue beaucoup trop d’argent aux autres provinces alors qu’Ancash serait la province dans l’ombre.

Les manifestants et la forte présence policière.

On regarde Alan Garcia s'envoler comme si parfois il s'échappait de la réalité de son pays.

J’ai donc attendu quelques minutes un peu à l’écart de ses manifestants et c’est alors que j’ai vu l’hélicoptère présidentiel s’envoler à quelques mètres de moi. Une fois le président parti, tout est revenu à la normale et j’ai pu finalement traverser le barrage routier. Les murs environnants avaient été peinturés pour l’occasion avec des slogans politiques pros Garcia. Ce genre de messages politiques apparaît souvent sans raison sur des édifices pendant la nuit.

Slogan politique en bordure du musée: ``Le Pérou vu par le monde entier``.

C’était ma première corrida à vie et je dois dire que c’est très spécial comme expérience. Tout a commencé par une succession de pétards qui a duré presque une minute. Ensuite, il y avait une petite danse avec des chevaux pour présenter le maître de la corrida suivie de la présentation des 6 toréadors et matadors et des 3 clowns. Je dois dire que le spectacle est vraiment génial : fanfare qui joue la Vendetta et les gens qui crient ``Ollé`` à chaque fois que le toréador a déjoué le taureau. Les estrades de l’arène étaient remplies à craquer, il y avaient des gens qui s’étaient installés dans la boîte des camions de transports pour bien voir de haut, d’autres qui s’étaient massés sur la colline surplombant le site. On pouvait voir les vendeurs de barbe à papa dans la colline et plusieurs personnes habillées en costume traditionnel ce qui ajoutait beaucoup de couleur à ce flanc de montagne. On a distribué des caisses de bière gratuitement aux spectateurs ce qui je dois avouer a ajouté a l’atmosphère du spectacle, mais qui aurait très bien pu se terminer tragiquement. Il s’adonne que ceux qui étaient vraiment trop réchauffés avaient eu la mauvaise idée d’aller dans l’arène et de défier le taureau. Ces derniers se cachaient en arrière des abris de bois, mais un de ceux-là s’est fait déculotter (s’est fait arracher la poche de son pantalon). Les clowns aussi s'y donnent à coeur joie en levant le coude un peu trop souvent.

Les organisateurs avaient promis d’abattre 2 taureaux. Finalement, un seul a été tué, chose qui j’avoue plutôt barbare. Premièrement, les toréadors vont jouer avec le taureau pour un petit bout et ensuite, le matador va arriver et lui planter quelques flèches dans le dos pour le rendre plus faible. Il commencera à baver un peu de sang. C’est ensuite qu’avec sa cape rouge dans laquelle il cache une épée, il déjouera le taureau pour lui planter l’épée dans la colonne. Après plusieurs coups manqués, c’est en lui plantant l’épée dans la colonne que le taureau s’effondrera définitivement sur le sol comme un vieux torchon.

Heureusement, l’événement s’est terminé alors que le dernier taureau était tellement bon que les gens ont sorti tout ce qu’ils avaient de blanc et les autres qui faisaient signe que non. Les matadors se sont finalement résignés malgré leur contrat les engageant à tuer 2 bêtes.

Les toréadors dans leurs habits traditionnels éclatants, les clowns qui nous rendaient tout un spectacle, l’ambiance infernale, bref une belle activité familiale (outre le fait d’abattre les taureaux)!
Des vendeurs de babioles...synonymes de fête foraine.
Ils identifient les taureaux de différentes façons. Ce dernier avait une manta dans le cou.
Ces clowns bien locos: ils s'assoient à une table en plein milieu de l'arène et attendent que le taureau leur fonce dessus.
Ollé torro! La cape qui tue... Notez les deux flèches qu'il a dans le dos.

Recepción de las obras de C.P. Pichiu San Pedro (16-07-08)

Journée très spéciale pour Elga aujourd’hui puisque sont travail des 5 derniers mois sera évalué par les gens de Antamina (notre bailleur de fonds), le maire du Centro Poblado de Pichui San Pedro, de l’AUSAP (Associación de usuarios de sistema de agua potable) et de l’Ing. Otto Rosasco (prof à l’Universidad Nacional de Ingenieria et ingénieur au bureau de Lima pour SUM Canadá). Bref, c’est une ``délégation`` de 20 personnes qui a grimpé jusqu’à la captation afin d’inspecter toutes les composantes du réseau. Quelle vue imprenable de Pichiu et des montagnes! IMG_2487 : Pichiu dans toute sa splendeur

Pichiu dans toute sa splendeur

Pour vous donner une idée, je peux tout simplement comparer ce processus à une défense de thèse…pas facile! Le but est en ayant l’opinion extérieure de trouver les choses qui clochent dans les plans, les améliorations à apporter ou trucs non conformes dans le but d’avoir une infrastructure le plus durable possible pour la population. Conclusion finale, pas grand-chose à changer outre la centaine de couvercles protégeant les connexions domiciliaires et quelques retouches de peinture ici et là.

Je dois dire que j’ai beaucoup appris en cette journée notamment sur comment on doit agir dans une telle situation. J’ai aussi eu une discussion des plus intéressantes avec l’Ing. Otto Rosasco sur les différences entre les programmes d’ingénierie au Canada et au Pérou, sur la profession d’ingénieur sanitaire au Pérou et sur son parcours de péruvien ayant travaillé à l’étranger.

Juste pour toi Laurence : ``cultivateur`` de tochrosh (cette patate que l’on laisse fermenter pendant des semaines dans un trou rempli d’eau…résultat : une patate avec une odeur insupportable, mais étant une excellente source de pénicilline) à quelques mètres d’un des réservoirs. Il était muet et n’avait pratiquement plus de dents. Cependant, il pouvait rire comme pas un (cependant celle-là je la garde pour mes best-off).

Les fameuses latrines sèches construites il y a quelques années par notre organisme.
Une partie du groupe qui relaxe le temps d’une séance photo assis sur la captation. Signature de l’entente et consultation des différentes instances pour les améliorations à apporter.

Test de percolation à Huaripampa (15-07-8)

Que dire de ce test de percolation outre que c’est loin en tabarnouche une rivière!

Jasper et moi avons procédé à un test de percolation du sol de Huaripampa bajo. Voici le protocole simplifié :
1. Creuser un trou de 30 cm x 30 cm x 80 cm de profond;
2. Saturer le sol en remplissant le trou à ras bord;
3. Attendre que l’eau s’écoule complètement du trou;
4. Le remplir jusqu’à ras bord;
5. Calculer chaque minute de combien de centimètres l’eau à baissée;
6. Mettre le tout dans Excel ce qui devrait donner un merveilleux graphique :

7. À partir de là, on peut procéder aux calculs nécessaires qui nous permettront d’établir un design optimal de la station d’épuration des eaux usées.

Vidéo à venir: Nous voici à l'oeuvre!

Bref, beaucoup d’attente ce qui nous a permis d’apprécier le paysage…et les moustiques! J’en ai profité pour me patenter un bâton de marche pendant ce temps là, prendre quelques vidéos, jaser un peu avec Jasper et observer les petits lézards qui courraient comme des petits fous à travers le terrain labouré.

Le plus dur a certainement été d’aller chercher l’eau à la rivière et la rapporter jusqu’au trou. J’ai eu cette petite pensée pour toutes ces personnes qui marchent des kilomètres matin et soir pour aller chercher leur eau. L’altitude, la traversée du champ où les plants de maïs avaient été coupés laissant entrevoir les melons d’eau gisants sur le sol que nous devions éviter d’abîmer, les murets de pierre que nous devions ``escalader`` en plus du terrain accidenté rendait la tâche plus difficile. Cependant, c’est ce qui a fait le charme de ce fameux test plutôt simple.

(Article en construction) Tournée des domiciles pour fin d’évaluation sanitaire (11-07-08)

Formation sur l’opération et la maintenance du système d’eau potable (10-07-08)

De mercredi à samedi avaient lieu les ateliers de formation sur l’opération et la maintenance du système d’eau potable de Pichiu San Pedro. J’ai assisté à deux d’entre elles ce qui fut fort instructif et j’ai pu même ajouter quelques commentaires pour clarifier certains points.

Le même genre de formation aura eu lieu dans tous les villages où nous avons travaillé depuis plus de 4 mois. Après tout cela, je suis devenue une pro de la plomberie!

Hier, après la séance de formation, nous sommes allés en compagnie du président de l’AUSAP voir ce qui se passait avec un de nos réservoirs et une partie du village. Un peu de troubleshooting a fait du bien à mon côté ingénieure. Finalement, il y avait une fuite dans le réseau qui fut détectée et réparée.


Elga parle vraiment vite et gesticule énormément de manière qu'il est difficile de prendre un photo qui n'est pas floue. Elle explique l'origine de l'eau.
Elga explique l'utilité des différentes composantes du réseau. En arrière, on peut voir le schéma simplifié du système d'eau de Pichiu que je lui avais préparé.
On reste un bon une heure au réservoir à mesurer le volume d'eau à toutes les minutes lors de la période de pointe (entre 10h30-11h30...où les gens cuisinent).

lundi 14 juillet 2008

L'herbe est toujours plus verte chez le voisin… (8-07-08)

Eh oui, c’était bel et bien l’idée que j’avais comme premier blog, mais j’ai finalement décidé d’attendre à un moment opportun. Alors que je parle à mon monde en rush de fin de session me disant qu’ils donneraient tout pour des petites vacances ou retourner au Pérou ou ailleurs dans le monde, je donnerais tout pour retourner à ma petite vie d’étudiante, de respirer l’air Sherbrookois, de revoir les gens que je n’ai pas vu depuis maintenant plus de 6 mois…tout cela dans un peu plus d’un mois!

Pourquoi partir quand il faut éventuellement revenir?

Peut-être cherchons-nous à comprendre un peu mieux le monde qui nous entoure et nous même, mais il faut venir à l’évidence que la majorité d’entre nous aura ce besoin intrinsèque de valider son mode de vie en se comparant à d’autres. Apprécions donc ce que nous avons plutôt que ce qui nous manque. Notre vie au Canada n’est pas parfaite, mais nous disposons de tout ce que nous avons besoin pour survivre chose que bien des gens ne peuvent se permettre. Nous avons la chance de vivre et non de survivre…c.-à-d. nous pouvons faire des plans pour notre futur alors que pour plusieurs leur lendemain est incertain. Après tout, combien n’ont pas la chance de voter en toute liberté, d’avoir un toit qui résistera aux intempéries, d’avoir un climat politique relativement stable, d’avoir 3 repas par jours, d’avoir une eau potable qui coule directement de notre robinet, d’avoir une éducation de qualité et à faibles coûts, d’avoir la liberté d’expression, etc.

Alors, appréciez donc ce que vous avez et allez prendre un peu de soleil en ayant ceci en tête!

Jardin dans la cour intérieure où est situé notre bureau en ce dimanche matin

Économie 101 (6-07-08)

En ce dimanche, j’ai assisté à l’atelier de Rosemary sur la gestion économique afin de donner les outils aux différentes JASS (afin qu’ils puissent faire eux-mêmes la gestion et l’entretien des systèmes d’eau. Les revenus et dépenses ainsi que la façon de gérer tous ces entrants et extrants étaient au programme. Je dois avouer avoir été fortement impressionnée par la qualité de l’activité et le côté participatif (un brin nostalgique des ateliers d’Ingénieurs sans frontières et ses icebreakers toujours aussi originaux).


1. Icebreaker: La poste (une personne à la fois envoyait une lettre à quelqu'un d'autre de la JASS après avoir donné son nom, le village d'où il vient et son rôle dans l'association)

2. Un peu de théorie sur le manejo economico

3. La pratique maintenant: Une équipe affairée à entrer les différentes dépenses et revenus sans trop avoir eu d'instructions. Ensuite, tout le groupe se réunit et on explique vraiment comment on doit le faire.

Ce qui est quand même bien est que j'ai pu mettre tout cela en pratique la semaine suivante en aidant Elga à entrer toutes ses factures pour son chantier de Pichiu!

Protéger ces trésors historiques, un travail colossal (5-07-08)

Après avoir visité autant de ruines dans les dernières semaines et me rappelant mes deux visites du Machu Picchu, je dois dire que ce qui m’a le plus marquée reste sans aucun doute le travail acharné afin de préserver ces lieux mythiques tout en continuant de les rendre accessibles aux touristes. De plus, ces merveilles continueront toujours de révéler leurs secrets goutte que goutte grâce au travail de ces archéologues.

À Chan Chan, on essaie de protéger contre le vent et la pluie ce qui reste de ces petites maisons…c’est la routine de ces travailleuses de remettre les nombreuses bâches en place

Reconstitution du Lanzon de Chavin de Huantar pour que les touristes prennent leurs photos au lieu d’entrer dans la vraie chambre (eh oui, ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’y entrer comme je l’ai fait)
Chaque nouvelle brique d’adobe qui servira à la reconstruction du Temple de la lune est identifiée par son année de fabrication…des tonnes de copies!

Des travailleurs en train de fouiller le sol du Temple de la lune (ils se protègent la figure avec un morceau de tissus ou un masque contre toute cette poussière)

Des étudiants en archéologie de l’Université de Stanford viennent tous les ans en juillet et août effectuer quelques fouilles archéologiques.


Des travailleurs à l’œuvre au Temple de la lune-levées topographiques ou quelque chose du genre

samedi 12 juillet 2008

(Article en construction) Un peu de tourisme régional : Chavin de Huantar (5-07-08)




























(Article en construction) Vacances!

























Nous sommes deux (24-06-08)

La nouvelle du jour : Jasper, un autre étudiant du Canada est maintenant à San Marcos. Il devait cependant travailler dans une banlieue de Lima pour 6 mois, mais il semble qu’il va passer le reste de l’été ici à aider Elga dans son travail et par la suite aller à Chancay. À première vue, je dois avouer être déçue de la nouvelle comme cela m’enlève quelques opportunités d’aller sur le terrain faire de la gestion de chantier et apprendre à gérer des projets de construction, mes objectifs principaux avant de venir ici.

Cependant, je crois que de pouvoir discuter avec lui, comme nous l’avons fait ce soir, me permet de mettre en perspective notre travail voire à mieux comprendre les choses. Après tout, il est étudiant en génie civil et moi en génie chimique, nous avons donc des connaissances différentes qui pourront bien se complémenter. Nos discussions me permettront de mon côté de ne pas perdre mon anglais, chose qui tend à régresser lorsque je suis immergée dans une autre langue. Je ne veux cependant pas tomber dans le piège de me refermer à la culture péruvienne ou encore à ma propre adaptation en créant une zone de confort et je veux m’assurer que devant les péruviens ou mes collègues nos conversations se feront en espagnol. Je dois dire aussi que comme nous sommes à un niveau différent d’adaptation, cela rend l’expérience intéressante. Je peux voir d’un coup d’œil d’une vision extérieure comment il s’adapte et constater les différents stades du choc culturel…il n’est pas mon cobaye, mais presque! J’ai constaté ce soir à quel point il était dans sa lune de miel où tout est beau et nouveau. De mon côté, je suis beaucoup plus terre-à-terre face à ce qui se passe présentement. On verra bien comment les choses vont se passer!

Saint-Jean à la San Marcos (23-06-08)

Je dois dire que le voyage pour revenir à San Marcos fut très long tout en étant assez intéressant. Tout d’abord, j’avais l’autobus de 8h00 alors qu’il y avait un deuxième autobus à 8h30. Naturellement, celle de 8h30 était à l’heure et même en avance de la nôtre. Il fallait bien sûr monter la vingtaine de cages de poulets sur le toit de l’engin dans un capharnaüm de plumes qui s’envolaient un peu partout autour de nous. Contrairement à nous, il est rare qu’un autobus ne doive pas arrêter dans un garage pour faire changer un pneu, faire une petite maintenance rapide ou faire le plein en début de trajet. Sans oublier qu’il y aura toujours quelqu’un qui viendra faire un petit discourt afin de bénir ce voyage ou nous dire que la vie est ainsi et qu’il est normal que nous partions en retard. Ce dernier après son charabia distribuera des babioles quelconques à tous en échange de quelques centimes et nous quittera pour aller faire le même rituel pour d’autres voyageurs. Bref, prenez ce moyen de transport ici et vous aurez sans doute des surprises.

En plein milieu du trajet, nous devions traverser une rivière. Comme le pont qui permet de traverser a subit les effets du temps et du passage des nombreux camions surchargés et qui je dois avouer ne semblait pas très solide dès le départ, nous ne pouvons plus le traverser depuis 2 semaines environ. Ainsi, auto, camion ou autobus doit se risquer de traverser la petite rivière et…deux de ces taxis étaient pris au beau milieu du chemin. Nous avons donc dû patienter quelques minutes afin que se libère le passage.

Finalement, j’arrive chez moi saine et sauve après 4 heures de voyagement alors que ça en prend 2 en taxi collectif. Ça fera des histoires à raconter!

Moi qui ne pensais ne pas pouvoir célébrer la Saint-Jean Baptiste, je dois avouer être plutôt surprise de la tournure des événements. San Marcos est une petite ville bien tranquille où il ne se passe vraiment pas grand-chose le soir. Aujourd’hui fut cependant exception. En effet, alors que je passe par la Place d’armes, il y a quelques personnes rassemblées afin d’écouter une petite troupe de musiciens avec de la musique traditionnelle…de la jungle (la selva)! Ayant célébré en 2004 la San Juan, l’équivalent de la Saint-Jean Baptiste dans la jungle, j’ai eu tout de suite un flash.

Bien que nous soyons dans la Sierra (montagnes), il semble qu’on fête quand même la San Juan bien que ce soit une célébration purement de la Selva. Par contre, en cette même date on célèbre la Inty Ramy (c.-à-d. l'une des 3 fêtes suivantes: la San Juan (la Saint-Jean Baptiste), la fête du Soleil ou la fête des Paysans) à différentes parties du pays. Plus tard, je me dirige vers la musique qui semble venir en direction de l’autre petite Place d’armes. Je rencontre alors deux de mes amis, ingénieurs civils de Lima qui travaillent pour la municipalité de San Marcos pour un temps indéterminé. Ils m’invitent donc à prendre une boisson chaude faite à partir d’infusions d’herbes de toute sorte et de beaucoup de sucre, un ²emoliente² qu’ils appellent ici.

C’est par la suite que nous irons voir les gens danser au rythme de ces petits groupes traditionnels, d’autres tourner autour des feux de joie allumés pour l’occasion avec des cactus et des trucs morts trouvés à la campagne. On lance des feux d’artifice qui ne font que du bruit et très peu de lumière (un peu comme des pétards) de temps à autre dans les airs.



Moi et mes deux amis: Benitez et Fernando

Bref, ce fut une journée qui s’est terminée en beauté.

Costume traditionnel 101 (22-06-08)

La chose qui m’impressionne autant c’est de voir autant de gens habillés en costumes traditionnels. À San Marcos, mais surtout dans les villages où sont nos chantiers, c’est encore plus flagrant. Les jeunes en bas de 30 ans habillés de la sorte sont cependant moins nombreux. Les hommes sont habillés de façon plus standard avec leurs chapeaux de style cowboys, leurs chemises ou leurs manteaux modernes avec leurs ânes ou chevaux. Cependant, c’est les femmes avec leurs mantas (bout de tissus qu’ils portent dans le dos comme un sac à dos pour transporter bébé, nourriture, herbes, etc. ou encore pour se couvrir les épaules comme une cape de Superman par temps froid) qui me donnent cette image des régions rurales du pays. On les rencontre souvent en train de filer leur laine ou de faire du tricot tout en surveillant le troupeau de moutons ou de chèvres.

dimanche 22 juin 2008

Petite fin de semaine à Huaraz (21-06-08)

1. Café Andino...ambiance loft très agréable
2. Vue du Café Andino-les montagnes et le bar le plus populaire en ville: le Tambo Bar

Ce que j’aime du Pérou est qu’il y a toujours plein de surprises. Par exemple, j’étais dans ma chambre ce matin et je commence à entendre de la musique à l’extérieur. Je jette un coup d’œil par la fête et voilà que je vois un espèce de défilé de funérailles.

Plein de fleurs avec des croix sur un combi (petit autobus), une foule de monde habillée avec des vêtements foncés, la police avec sa fanfare qui suit le cortège de 2 cercueils, bref c’est un moment particulier. C’est alors que j’ai ce petit moment de réflexion par rapport à la culture péruvienne. Je ne crois pas qu’au Canada ce soit très approprié de se promener avec un cercueil dans les mains et faire le tour de la ville. La célébration est tout simplement différente, mais permet de constater une fois de plus le caractère collectif des péruviens. Pour eux, c’est important de célébrer les événements heureux ou malheureux dans une vie avec le plus de monde possible. C’est comme si au jour de votre mort tout le monde que vous avez côtoyé et apprécié se réunissait pour célébrer votre vie…je crois, que c’est une belle façon de voir les choses.

De façon plus positive, les enfants commencent à savoir qu’il y a une ‘gringa’ à San Marcos et viennent me voir lorsqu’ils sont dans la rue par curiosité. Certains me posent des questions sur mon pays et veulent apprendre quelques mots en anglais. C’est un petit bonheur que de les ouvrir sur le monde et c’est une bonne source de motivation lorsque le moral est à plat!

Bref, cette fin de semaine j’en profite pour mettre à jour mon blog dans un petit café avec internet sans fil, mon thé chai à la main. Oublions le tourisme et le trekking pour cette fois, j’ai besoin de me reposer, de changer d’air afin d’oublier le travail qui j’avoue n’a pas l’impact sur la population escomptée, de profiter d’une bonne douche chaude, d’un peu plus de chaleur et de bonne bouffe (pour faire changement de la nourriture autre que de la soupe, du riz et des patates accompagnées de poulet). Disons que ces petits périples à Huaraz me permettent de faire un retour aux sources ce qui après un certain temps à l’étranger n’est pas de refus.

Je crois que ce qui est le plus dur présentement est le climat qui me rentre un peu dans le corps. L’hiver a commencé ici et je dois dire que mon manteau d’hiver n’est pas désagréable le soir. Je pense alors à vous avec votre 20-40 degrés, la Saint-Jean, la saison des festivals et des activités extérieures…ça me manque! C’est donc pour cette raison que la fin de semaine prochaine moi et Ariane allons profiter de ce long congé de 4 jours pour allers vers le nord c.-à-d. vers la chaleur possiblement vers Trujillo. On s’en reparle.

Bonne Saint-Jean à tous,
Audrey

¡Gooooooooooooaaaaaaaaaaaaaaaaallllllllllllllllllllll! (19-06-08)

Voulant passer la fin de semaine dernière à San Marcos afin de connaître un peu plus ma ville, voilà que je l’ai passée dans ma chambre à écouter une dizaine des parties de soccer (celle Colombie-Pérou était particulièrement endiablée, mais s’est terminée par une nulle) et des films à la télé accompagnée de mon Gatorade et mes biscuits soda. Malgré toutes les précautions du monde, il est difficile de ne pas être malade, mais ça fait partie de la vie. Je suis maintenant sur pied et bien reposée.

Côté travail, je trouve parfois le temps long comme une bonne partie de l’équipe d’ingénierie travaille maintenant à Lima pour terminer leur travail comme leur contrat se terminait en juin. Reste alors que Elga et Téodoro, les ingénieurs responsables des chantiers qui sont souvent sur le terrain. Heureusement, notre dessinateur John est de retour ce qui ajoute un peu d’ambiance. J’ai aussi Rex, mon petit réservoir de puces, qui vient faire son tour de temps à autre.

Depuis vendredi dernier je travaille sur l’élaboration d’un guide qui sera utilisé lors de nos séances de formation avec la population sur l’opération et la maintenance d’un système d’eau potable par gravité. Ce dernier viendra s’ajouter au document explicatif sur la chloration sur lequel j’ai travaillé dans les dernières semaines. Je suis contente d’avoir enfin une tâche concrète et un plan de travail plus défini, mais en même temps j’ai ben hâte de retourner sur le terrain et de débuter la formation avec la population locale.

Outre le travail, je dois dire que les soirées à San Marcos sont plutôt tranquilles et qu’il n’y a pas grand-chose à faire autre que faire le tour de la Place d’armes, discuter avec les gens ou encore aller à l’internet. J’ai appris qu’il y a une petite ligue de soccer le mardi et jeudi au stade municipal (évidemment construit par Antamina). J’ai donc passé une partie de la soirée de mardi soir là-bas avec John et son ami Bernard, ingénieur civil qui travaille pour la municipalité, ce qui fut fort agréable.

Les pannes de courant se multiplient depuis une semaine, surtout dans le secteur où je vis. Quand je pense à Pichui San Pedro où ils n’ont pas d’électricité depuis pratiquement 2 semaines, je me console!

La chaise roulante (11-06-08)

Bon, voilà, c’est ma fête, mais je dois dire que c’est un jour comme un autre ici. Ma visite à internet dans la soirée me le rappelle!

Aujourd’hui j’arrive au bureau et personne n’est là puisqu’ils sont partis sur les chantiers très tôt le matin sans m’en aviser…génial! Je n’ai toujours pas réussi à avoir de clé alors je n’ai rien d’autre à faire que d’attendre qu’ils reviennent ou d’aller travailler à ma chambre. C’est en passant par la Place d’armes en direction de chez moi que je découvre qu’il se passe quelque chose de spécial. Un organisme qui s’appelle Camino de vida fait don de 50 chaises roulantes en partenariat avec la municipalité qui a fourni le personnel qui a assemblé ces chaises. Camino de vida est une mission chrétienne qui vise à distribuer des chaises roulantes un peu partout au pays afin de donner l’opportunité à des gens qui sont confinés à leur lit depuis plusieurs années la chance de retrouver un peu de liberté de mouvement. Je me souviens alors de ma visite dans un Collegio Especial à Puquio où une petite fille avait le même modèle.

Effectivement, ce n’est pas nos traditionnelles chaises roulantes, car elles ont des caractéristiques adaptées à la réalité d’ici. Elles ont des roues de bicyclette pour les terrains difficiles et rocailleux du Pérou en plus d’une chaise de patio en plastique ce qui permet à l’utilisateur de se laver sans trop de problèmes en plus d’être facilement remplaçable. Tout ces matériaux proviennent des États-Unis à l’exception de la chaise de plastique et coûtent environ 300 soles (c.-à-d. un peu plus de 100 $) ce qui fait que beaucoup ne peuvent se permettre ce luxe surtout ceux des villages environnants qui vivent principalement d’agriculture.

Je trouve cependant malheureux que dans la majorité des cas, ces chaises fussent données à des personnes âgées certaines ayant plus de 90 ans! Qui en fera la gestion afin de les redistribuer une fois que ces personnes auront disparu? Je me suis donc informée à savoir si à San Marcos il y avait des plus jeunes qui en avaient besoin. On m’a dit qu’il n’y avait qu’une petite fille qui était handicapée et qu’elle en avait déjà une. Les 50 autres chaises roulantes qui seront distribuées dans les prochains mois seront peut-être distribuées à des gens moins âgés.


1. Notre Place d’armes lors de la cérémonie

Lors de cet événement bien spécial, les gens de la municipalité de San Marcos étaient là incluant le maire. Ce dernier a fait un discours qui me fait réaliser qu’il ne comprend pas comment on traite son eau dans sa municipalité. En effet, il déclare qu’il n’y a pas d’eau potable à San Marcos. Il veut donc investir énormément d’argent pour faire poser des filtres pour traiter l’eau. 1 filtre = environ 10 000 personnes= approx. quelques milliers de dollars.

Je crois qu’il n’a pas compris que ce filtre lent avec lit de sable ne changera pratiquement rien à la potabilité de son eau. L’eau de la région provient des montagnes et présente une faible turbidité (c.-à-d. peu de particules en suspension) et de relativement bonne qualité ce qui ne requière donc pas de traiter l’eau dans une station de traitement. Un peu de chlore dans les réservoirs du réseau et hop, l’eau coule à notre robinet. Si seulement nous pouvions garantir que l’eau est chlorée de façon constante, cela réglerait une partie du problème, mais bien souvent la quantité de chlore résiduel est inférieure à la norme parce que la méthode de chloration n’est pas contrôlée (le désavantage du chlorateur utilisant du chlore liquide ou en poudre est que la concentration de chlore diminue drastiquement après seulement quelques jours). Les péruviens doivent donc traiter leur eau ou encore la faire bouillir avant de la consommer. Malgré cela plusieurs se risquent à boire l’eau directement du robinet. S’en suivent parasites, diarrhée, choléra et autre maladie hydrique. Malheureusement, le merveilleux monde de la politique veut que l’on investisse dans des choses qui paraissent bien aux yeux de contribuables, mais qui dans beaucoup de cas ne règle pas les véritables problèmes sociétaux.

Un autre problème est le mauvais entretien des infrastructures. Chacas en est un exemple. Leur eau est très turbide (contiens énormément de sable en suspension). Un filtre avec lit de sable a donc été installé, mais comme on ne le nettoie pas de façon régulière, ce filtre est inefficace. Résultat : il est conseillé de laisser reposer votre eau quelque temps avant de la boire sinon vous aurez du sable entre les dents! Les filtres dont le maire parlait risquent d’être un autre éléphant blanc qui ne fonctionnera qu’un certain temps et qui ne changera pas grand-chose. Je me croise donc les doigts pour qu’il trouve un meilleur projet où investir cet argent.


2. Vue du filtre de Chacas lors de la formation sur son entretient

Par la suite, je me dirige vers le bureau avec Rosemary qui était présente à la cérémonie puisqu’elle travaille également à la municipalité en plus de ces fonctions avec SUM Canadá.

El matrimonio (7-06-08)

J’ai eu la chance d’être invitée au mariage d’Elmer, un de nos collègues de bureau de Chacas. Naturellement, le mariage aura lieu à l’heure péruvienne (c.-à-d. une heure plus tard que l’heure écrite sur le faire-part). En attendant, nous assistons à une célébration très protocolaire à la Place d’armes pour le Dia de la bandera (jour du drapeau).

Moi et Arianne sommes chargées de jouer aux paparazzis l’instant d’une journée afin de prendre les photos et les vidéos en souvenir de l’événement.

À ma grande surprise, il n’y a pas la petite musique et l’entrée traditionnelle de la mariée. La messe est très semblable à un mariage au Québec à l’exception qu’elle est célébrée en espagnol et qu’une fois le partage des alliances, le curé prendra sont ‘’écharpe’’ et unira les deux mariés par le cou avec ce bout de tissus. Nous avons eu droit à 2 chansons traduites en Quetchua, la deuxième langue officielle du Pérou.

À la sortie de l’église, c’est une pluie de confettis, bonbons, grains de riz et pétales de fleurs qui accueille les nouveaux mariés. Chacun à tour de rôle félicite la mariée et le marié. Il n’y aura cependant pas de photo officielle sur le perron de l’église.

Les églises au Pérou étant situées devant la Place d’armes, lieu de rencontre à tout moment et pour toute occasion, c’est donc là que le début de la fête a débutée. Les mariés ont ouvert leurs cadeaux, à tout le monde était offert un sac de Chocho (équivalent d’une salade de fèves blanches) et la boisson gazeuse et la bière coulaient à flot. Chose qui démontre bien le caractère collectif des Péruviens est qu’il est impossible d’ouvrir sa bière, son jus ou sa liqueur sans devoir le partager avec tous les gens présents.

Les mariés et tous les invités se sont dirigé vers un petit village juste à côté où nous avions rendez-vous à la maison de la mère la mariée. Comme le veut la coutume ancestrale, ce trajet se fait à pied. L’équivalent de 1h30 de marche dans des petits sentiers poussiéreux et le soleil à son paroxysme…le tout avec une robe de mariée blanche sur le dos!

À ma grande surprise, nous avons été invités à l’intérieur de la maison afin de souper avec les mariés et la famille. Ouf…tout un festin! Soupe traditionnelle très consistante en entrée, bœuf avec riz, patates et carottes en premier plat principal et picante de cuy en deuxième plat principal.

Par la suite, c’est le moment de célébrer. Musiques traditionnelles de Chacas, cumbias et wailas sur lesquelles les convives sont invités à danser. La bière et la chicha (sorte de bière/baboche fait maison à partir de maïs ou de fruits fermentés) sont également à l’honneur. Bien entendu, comme dans chaque mariage, il y aura toujours un mononcle un peu plus réchauffé que les autres. Eh oui, ce dernier a repéré les 2 ‘gringas’ (blanches) de la place pour danser. La traditionnelle coupe du gâteau se fera à 1h00 du matin comme le veut la tradition. De mon côté, je m’en retourne vers Chacas plus tôt puisque je dois prendre l’autobus à 5h00 du matin afin de retourner à San Marcos.

Comme la maison où la célébration a lieu est plutôt loin de la Place d’armes où nous avons donné rendez-vous à notre combi, nous devons marcher parmi le petit sentier non éclairé…heureusement que d’autres convives avaient une lampe de poche! Je dois avouer que le ciel était tout simplement étoilé comme je ne l’avais jamais vu. Bref, belle journée à se souvenir pour longtemps.

À l’hôpital (6-06-08)

Une excellente journée bien que très peu productif côté travail.

Après deux heures de travail, voici que les gens du bureau nous invitent à nous diriger vers la Place d’armes. À ma grande surprise, c’était bondé d’élèves du primaire et du secondaire. Après un discourt du maire de Chacas, voilà que j’assiste à un défilé de tous les élèves des écoles primaires et secondaires de la ville. Bref, on se croirait aux olympiques avec en prime notre porte-flambeau. Le tout était dans le cadre d’olympiades organisées par un professeur d’éducation physique de Chacas.

1. Chaque sport est représenté; magnifique église de Chacas en arrière-plan
2. Les plus petits-Équipe de soccer

En fin d’après-midi, on se dirige vers l’hôpital de Chacas avec Maria Isabelle. Elle insiste par contre pour nous montre le four d’un petit resto. Un four fait de terre dans lequel ils font cuire leur pain. Cependant, ce qui a attiré davantage mon attention est les petites bêtes qui vivent en dessous de ce fourneau : des cochons d’Inde!

Bien que très cute, ces petites bêtes ne sont pas vos animaux de compagnie, mais se retrouvent plutôt dans votre assiette sous un plat que l’on appelle Cuy. Les gens les gardent dans une pièce de la maison avec de la terre et un peu de chaleur, souvent dans leur cuisine. L’ayant essayé en 2006, ça goûte le poulet. On prend donc quelques photos et je filme Arianne qui s’amuse avec une d’entre elle…l’émission pour enfants s’en vient, je vous jure!

Une fois à l’hôpital, nous avons rendez-vous avec Matilde, la gestionnaire de l’institution d’origine italienne. Le but de notre visite est d’en savoir plus sur cet établissement entièrement géré par la Paroisse de Milan et de voir comment optimiser notre partenariat. Le bureau du SUM Canadá à Chacas vient tout juste d’ouvrir il y a quelques mois et travaille principalement sur l’éducation sanitaire de la population. Ainsi, l’hôpital de Chacas se révèle un partenaire de choix puisque tous deux travaillent afin d’améliorer la santé de la communauté.

De mon côté, j’en profite pour aller voir un médecin comme ma grippe perdure depuis plus de 3 semaines. Pour moins de 1$, la population a une consultation de qualité en moins d’une heure d’attente et avec les médicaments dont ils ont besoin gratuitement. Petite leçon pour notre système de santé!

Évidemment, c’est lors de ma visite avec Matilde que j’ai pu comprendre comment tout cela pouvait fonctionner.
3. Organigramme des différents services qu’offre l’hôpital

Le Père Hugo Decensi et autres Italiens sont présents depuis 1976 à Chacas. Ils construisent en 1986 un petit centre de santé. Vu la demande croissante de la population, on débutera la construction de l’hôpital Mamá Ashu de Chacas en 1988 afin de desservir les villages environnants. Depuis, des volontaires d’Italie viennent mettre la main à la pâte de quelques mois à plusieurs années. Cependant, les péruviens qui y travaillent reçoivent un salaire décent. L’argent pour faire fonctionner cette institution vient d’Italie où des personnes âgées collectent des fonds de différentes façons.


4. Voici à quoi ressemble l’extérieur de l’hôpital. Maria Isabelle et Ariane sur la photo

L’établissement relativement bien équipé avec du matériel encore très fonctionnel, mais jugé désuet au Canada est équipé d’un bloc opératoire, d’une dizaine de chambres triples avec chacune une salle de bain, une nursery chauffée (chose plutôt rare malgré le froid le soir) avec un incubateur, et j’en passe. L’équipe est composée de 3 docteurs en permanence, de 2 internes et d’un chirurgien. L’hôpital dispose de 3 ambulances dans les cas où les établissements de santé des villages environnants ne peuvent traiter les patients.

Matilde m’a appris que les enfants qui les visitaient souffraient la plupart du temps de maladies respiratoires (comme il fait très froid et que les maisons sont faites de terre et ne sont pas chauffées) ou encore de maladies hydriques (diarrhée, parasites dus à l’ingestion d’eau non traitée, typhoïde, choléra, etc.). En voyant l’incubateur, je lui ai demandé s’il y avait beaucoup de prématurés. Malheureusement, bien que les enfants naissent à terme, beaucoup sont en bas du poids normal faute de malnutrition de la mère. Cela semble tristement la réalité de la région andine.

Ayant pu constater lors de ces quelques jours de formation à Chacas que l’eau n’est chlorée que de façon sporadique (c.-à-d. que quelques fois dans l’année où ils se disent qu'il serait bon d’ajouter du chlore) je peux bien comprendre pourquoi ces gens souffrent de maladies hydriques! Heureusement, il y a de l’espoir grâce à une meilleure gestion et une formation adéquate pour l’entretient du réseau tout en travaillant avec la population afin de consolider leurs bonnes pratiques d’hygiène.

(Article en construction) Chez les italiens (5-06-08)

1. Les employés de la municipalité apprennent à utiliser un dosificateur de chlore (le même que l’on utilise pour vérifier la qualité de l’eau de notre piscine)


2. Formation sur l’installation d’une valve
3. Renforcement des capacités de l’ingénieure de la municipalité par notre technicien
4. Rue typique de Chacas avec des petits enfants d’une école
5. Crépuscule avec montagnes en arrière-plan

Changement de programme : Chacas, me voilà! (4-06-08)

Les imprévus, il y en a toujours et je ne m’en plaindrais pas puisque je crois que cette expérience est très significative dans notre approche et qu’elle m’aidera pour mon travail des prochaines semaines.

Lundi matin, de retour d’une fin de semaine à Huaraz, où j’avais rendez-vous avec Arianne, la volontaire de l’EUMC basée à Chacas. Le téléphone sonne et c’est le directeur de SUM Canada au Pérou qui m’annonce que je dois prendre l’autobus à 4h00 le lendemain matin pour me rendre à Chacas. En effet, le bureau de Lima envoie un technicien et un ingénieur sanitaire là-bas afin de former l’équipe de la municipalité qui est en charge de maintenir les infrastructures d’eau et d’égouts. La raison est simple, de mon côté à San Marcos, le début de nos formations sur la maintenance des réseaux débutera une semaine plus tard et ils veulent que j’apprenne comment ces deux personnes qui travaillent à contrat de temps en temps avec nous depuis plusieurs années forment les opérateurs. Je ne pouvais donc demander mieux en termes de renforcement de mes propres connaissances techniques.

(Article en construction) Petite fin de semaine à Huaraz : (1-06-08) …avec Ariane







1-4. Voyage entre San Marcos et Huaraz, quel paysage!
5. Bains thermaux de Monterrey
6. Festival d'une école de la région-Place d'armes
7. Ces dessins réalisés par chaque école sont fait de sable et de pétales de fleurs, vraiment impressionnant

Retour à la réalité (1-06-08)

Cela fait maintenant 3 semaines que je suis au Pérou et je peux dire que beaucoup de choses ont changé sur ma vision du développement. Pour moi, c’est un retour à la réalité, une claque dans la figure qui ne fait qu’éveiller ma conscience que le développement c’est une bonne chose, mais que la théorie pour avoir un bon développement est très difficile à appliquer sur le terrain. Bref, tout n’est pas rose en développement comme partout ailleurs.

J’avoue peut-être avoir une opinion biaisée de la chose et ne pas tout comprendre de comment les choses fonctionnent ici. J’essaie cependant de rester critique face à tout cela, de me poser des questions et de trouver une façon d’améliorer les choses sans imposer ma vision. Pour l’instant, j’avoue ne pas avoir contribué autant que je l’aurais voulu et je suis très consciente qu’il y a un 2-3 mois avant de pouvoir réellement mesurer mon impact. Cependant, comme les 3 dernières semaines furent plus d’explorer l’approche de mon partenaire, le Servicio Universitario Mundial del Canadá (SUM Canadá, l’équivalent de l’Entraide Universitaire Mondiale du Canada ici au Pérou) sur le terrain, je crois être encore à l’étape d’évaluer les besoins de mon équipe.

(Article en construction) Huaripampa (Retour sur les séances de formation sur le lavage des mains avec les élèves et la population)








1. Le Pérou, c'est imprévisible...école de Huaripampa Alto en démolition

2. L'école moderne tel qu'elle sera reconstruite

3. L'heure de la récré-Collation subventionnée par le gouvernement Péruvien

4. Nous devons faire la formation à l'extérieur faute de locaux

5. Les élèves sont très attentifs alors que Elva et Yudith donnent la formation sur le lavage des mains

6. Élève de maternelle

7. Je crois qu'ils ont compris

8. Voici pourquoi on devrait se laver les mains






(Article en construction) Challhuayacu (Retour sur ma visite du 19 mai dernier)





1. Jorge, notre architecte et les enfants
2. Les enfants aiment toujours autant voir leur bette en photo
3. Échange de chapeaux avec une grand-mère, qui sera bénéficiaire du projet
4. Une photo digne du Roi lion avec John, notre dessinateur à l'arrière
5. Notre bailleur de fonds

Comme dans la nuit a dimanche(18 mai) a lundi (19 mai) midi nous n'avions pas d’electricite, nous sommes alles a un autre village pour prendre des photos et evaluer les besoins de chaque maison afin d’y installer des salles de bains. Nous avons donc fait chaque maison une apres l’autre ce qui m'a permis de voir comment ils vivent. La deuxieme et troisieme sont de cette journee la.

Grand-maman qui parle Quetchua avec moi alors qu'elle sait que je comprend rien et qu'elle parle aussi espagnol...

Un aperçu du Pérou en photo

1. Visite du chantier de Huaripampa centro afin de vérifier l'avancement des travaux. Téodoro, l'ingénieur résident du bureau en bleu.
2. Huaripampa centro et quelques maisons qui vont bénéficier du réseau dans les prochains jours.
3. Petit lac à Pichui San Pedro en s'en allant vers la captation.
4. Elga, notre ingénieure chargée des projets et Ernan, le maître d'oeuvre qui travaille pour SUM Canadá depuis plus de 15 ans. Rue principale de Pichui San Pedro.
5. Notre bailleur de fond contribue au bien être des populations locales en distribuant notamment des effets scolaires aux enfants.
6. Le soccer est le sport national du Pérou. Les enfants trouverons ce qu'ils ont sous la main afin de s'amuser-Pichui San Pedro.

(Article en construction) Description de mon travail


Description de mon travail :
Elaboración del material para la capacitación sobre el mentenimiento del red de distribución
Capacitación sobre el mentenimiento del red de distribución
Ayudar Rosemary con la gestion
Ayudar Elga con las obras de Pichui San Pedro
Ayudar Ing. Durán con el expediente de Conin
Capacitación de la gente del officina sobre differente aspectos
Redacción de mi documento para el SUM y reglar los ultimos detalles

Comme nos différents chantiers sont à des altitudes très différentes, disons qu’il faut y aller plus mollo question de ne pas perdre connaissance.

Mes journees ressemblent ‘a travail de 8h30-7h30 le soir, souper, 1 heure d'internet, dodo. Disons que ca me prend une demie heure avant de pouvoir avoir acces a mes email…internet est tres lent. L'electricite coupe de temps a autre aussi. Par contre, tout est a proximite. San Marcos est vraiment rendu evoluee parce que la mine qui appartient a une compagnie canadienne (Antamina) investie beaucoup d'argent ici. C'est d'ailleurs eux qui financent en grande partie nos projets d'eau et d'assainissement de la region.

Mon travail pour l'instant n'est pas tres clair. Depuis mercredi, j'observe comment ils fonctionnent et je vais souvent en exploration sur le terrain. Tu verras sur la premiere photo un des reservoir que vous sommes en train de construire a Huaripampa. La 4e photo est la vue que je peux avoir de ce petit village i.e la cordilliere blanche et noire a 360 degres. C'est vraiment beau!.

Mon équipe :

Mon équipe de travail ici à San Marcos est composée d’ingénieurs, d’infirmières, de gens spécialisés en gestion des réseaux d’eau.

Volet ingénierie :
Ing. Teodoro Duran : Il est notre ingénieur résident avec plus de 30 ans dans le domaine et travaille avec SUM Canada à San Marcos depuis ses débuts. Il a étudié en génie de l’agriculture et vient de la région (parle donc Quetchua et Espagnol). Il s’occupe de la gestion de chantier et de diriger le bureau.

Elga : Ingénieure sanitaire avec plus de 10 ans d’expérience en gestion de chantier. Avant de se joindre à nous elle a travaillée entre-autres pour la munipalité de Lima, le SÉDAPAL ( S’occupe entre-autres du chantier de Puchui-San Pedro.

Jorge : Architecte qui travaille à son compte à Lima. Il est à son deuxième contrat avec notre organisme. Il est chargé de projet pour l’implantation de salles de bains dans 3 de nos communautés et de rédiger notre document technique qui sera évalué par notre bailleur de fonds.

John :

Fiorella :

Hébert :

Volet gestion :
Cécilia :

Rosemary :

Volet formation sanitaire :
Alcilia :

Fille :

Fille :





Ici au Pérou, la profession d’ingénieur sanitaire est en vogue. Mélange de génie civil et de génie chimique, on pourrait fortement comparer leur formation aux ingénieurs en environnement. Le rôle de ces ingénieurs est de protéger la santé des gens en empêchant

Malheureusement, la réalité de la profession qu’ils apprennent à Lima et très différente lorsque l’on pratique en milieu rural. SUM Canada engage donc de jeunes ingénieurs péruviens fraîchement sorti de l’université afin de leur donner leur première expérience de travail en plus d’avoir au bout du compte des gens qui comprennent la réalité du génie rural.

dimanche 1 juin 2008

Bienvenue!

Bienvenue à mon tout premier blog!

Déjà deux semaines au Pérou, que le temps passe vite. Des nouvelles et des photos suivront dès que la connexion internet me le permettra.

Cet été de 2008, c’est à titre d’assistante-ingénieure pour des projets d’eau et d’assainissement chapeautés par l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC) dans 5 communautés rurales de San Marcos, dans la province d’Ancash, que je pourrai expérimenter le travail d’ingénieure à l’international. Vous trouverez ici les récents avancements des travaux et mes réflexions en lien avec les domaines du génie, de la gestion de projets et du développement international.

Sur ce, bonne lecture!